Des nouvelles de la Ballade avec Brassens

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NOUVEAUTE :

Après les discours d’ouverture, vers 12h30 autour des « Copains Thabor », un BBM&C Bœuf Brunch Musical et Chanté (chorale ouverte) aura lieu pour lancer la fête, avec tous les groupes et tous ceux qui souhaitent chanter… au menu du brunch, 3 chansons :- Un coin de parapluie – L’Auvergnat – les bancs publics.

Chose promise , chose due , voici les paroles des 3 chansons ( Le parapluie, L’auvergnat, Les bancs publics) qui seront chantées par la chorale, ouverte à tous, le dimanche 9 à 12:30 .
ENTRAINEZ VOUS, VOCALISEZ ET VENEZ NOMBREUX
  • Le parapluie
Il pleuvait fort sur la grand-route, Ell’ cheminait sans parapluie, J’en avait un, volé sans doute Le matin même à un ami. Courant alors à sa rescousse, Je lui propose un peu d’abri En séchant l’eau de sa frimousse, D’un air très doux ell’ m’a dit oui.
Refrain
Un p’tit coin d’ parapluie, Contre un coin d’ Paradis. Elle avait quelque chos’ d’un ange, Un p’tit coin d’ Paradis, Contre un coin d’ parapluie. Je n’ perdait pas au change, Pardi!
Chemin faisant que se fut tendre D’ouïr à deux le chant joli Que l’eau du ciel faisait entendre Sur le toit de mon parapluie. J’aurais voulu comme au déluge, voir sans arrêt tomber la pluie, Pour la garder sous mon refuge, Quarante jours, Quarante nuits. (au refrain)
Mais bêtement, même en orage, Les routes vont vers des pays. Bientôt le sien fit un barrage A l’horizon de ma folie. Il a fallut qu’elle me quitte, Après m’avoir dit grand merci. Et je l’ai vue toute petite Partir gaiement vers mon oubli. (au refrain)
  • L’Auvergnat
Elle est à toi cette chanson Toi l’auvergnat qui sans façons M’as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m’as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M’avaient fermé la porte au nez Ce n’était rien qu’un feu de bois Mais il m’avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manière d’un feu de joie Toi l’auvergnat quand tu mourras Quand le croque-mort t’emporteras Qu’il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l’hôtesse qui sans façons M’as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m’ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S’amusaient à me voir jeuner
Ce n’était rien qu’un peu de pain Mais il m’avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manière d’un grand festin Toi l’hôtesse quand tu mourras Quand le croque-mort t’emporteras Qu’il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l’étranger qui sans façons D’un air malheureux m’as souri Lorsque les gendarmes m’ont pris Toi qui n’as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir amener Ce n’était rien qu’un peu de miel Mais il m’avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manière d’un grand soleil Toi l’étranger quand tu mourras Quand le croque-mort t’emporteras Qu’il te conduise à travers ciel Au père éternel
  • Les amoureux des bancs publics
Les gens qui voient de travers Pensent que les bancs verts Qu’on voit sur les trottoirs Sont faits pour les impotents ou les ventripotents Mais c’est une absurdité Car à la vérité Ils sont là c’est notoir’ Pour accueillir quelque temps les amours débutants
Les amoureux qui s’ bécott’nt sur les bancs publics, Bancs publics, bancs publics, En s’ fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s’ bécott’nt sur les bancs publics, Bancs publics, bancs publics, En s’ disant des  » Je t’aim’  » pathétiqu’s Ont des p’tit’s gueul’ bien sympatiqu’s.
Ils se tiennent par la main Parlent du lendemain Du papier bleu d’azur Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher. Ils se voient déjà doucement Ell’ cousant, lui fumant, Dans un bien-être sur Et choisissant les prénoms de leur premier bébé
Quand les mois auront passé Quand seront apaisés Leurs beaux rêves flambants Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds Ils s’apercevront émus Qu’ c’est au hasard des rues Sur un d’ ces fameux bancs Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour.
Quand la saint’ famill’ machin Croise sur son chemin Deux de ces malappris Ell’ leur décoche en passant des propos venimeux N’empech’ que tout’ la famille Le pèr’ la mèr’ la fille Le fils le saint esprit Voudrait bien de temps en temps pouvoir s’ conduir’ comme eux.

Venez en nombre pour fêter et chanter Georges Brassens et ainsi lancer la ballade.
Rendez-vous près de l’accueil central de la fête (près de l’accès à la rue de l’Abreuvoir, du FJT et de Mouvea)